11/09/2011Périssologie sexuelle
J'ai passé une bonne journée... Une très bonne journée... Essentiellement parce que je suis allé au bordel. Et les parties de sexe, lorsqu'elles se déroulent bien, plus que bien : favorablement, procurent un bon moment, un très bon moment, le meilleur des moments.
Il y avait ces mecs, une douzaine environ : leurs odeurs (toutes différentes, mais toutes, des effluves embaumées), la sueur, la pisse aussi, leurs bites, leurs paires de couilles (je suis fan absolu de soupeser, palper, caresser, écraser des paires de boules). Ces gars étaient, tous, des habitués. J'ai déjà baisé et rebaisé avec chacun d'entre eux ou, pour le moins, je les ai regardés, touchés, même observés lorsqu'ils baisaient avec d'autres...
Aujourd'hui, je me suis demandé si, ces mecs, je les connaissais ? On peut aussi se poser des questions quand on baise. Une bite qui coulisse dans le cul, limer les trous d'un gars, pourquoi cela empêcherait-il de penser ? On n'a échangé que quelques mots, parfois même que des râles et tant de fluides... Mais ces mecs, je les connais, et même bien. Je les ai vus baiser avec moi ou avec d'autres. Je sais leurs comportements : ceux qui sont un peu hésitants, si ce n'est timides (car les lascars savent y faire...), ceux qui veulent dominer (un rôle tant apprécié, non pas d'eux-mêmes, mais de leurs soumis), ceux en quête d'affection et de câlins (tous à vrai dire).
Si je les connais ? Bien sûr que oui ! J'ai bien senti leur chaleur, vibré à leurs frémissements, écouté et même entendu battre leurs coeurs... Alors, vous pensez...
Aujourd'hui, jour de fête... Jour de succès.. Jour de cul " réussi "... Je ne sais qui remercier, mais il faut bien dire qu'il y a des réussites en amour. Je me suis demandé si j'étais au paradis, si c'était ça le paradis ? Après tout, n'est-il pas promis au kamikaze musulman, pour le décider à commettre son acte fou et condamnable, soixante-dix vierges et une jouissance perpétuelle ? Ici, heureusement, point de violence ou, si douce, cette violence. Le paradis, vous dis-je... Le paradis...
31/07/2011La plus belle chanson du monde ? ...... Sur le thème le plus triste du monde !
Missing (1994) - Interprète : Everything But the Girl (EBG) - Auteurs compositeurs : Tracey Thorn & Ben Watt
Everything But The Girl - Missing par Warner-Music
I step off the train
I'm walkin' down your street again
And pass your door
But you don't live there anymore
It's years since you've been there
And now you've disappeared somewhere
Like outer space
You've found some better place
And I miss you
Like the deserts miss the rain
And I miss you
Oh
Like the deserts miss the rain
Could you be dead?
You always were two steps ahead
Of ev'ryone
We'd walk behind while you would run
I look up at your house
And I can almost hear you shout, down to me
Where I always used to be
[Refrain]
Back on the train
I ask why did I come again
Can I confess?
I've been hangin' 'round your old address
And the years have proved
To offer nothin' since you moved
You're long gone
But I can't move on
[Refrain]
Deserts miss the rain
Like the deserts miss the rain. Like the deserts miss the rain
Like the deserts miss the rain 03/01/2011Ciao !En piochant au rayon LGBT de la FNAC Forum des Halles, j'ai découvert... un p'tit gars mignon... Non ! Je vous arrête, tout de suite ! Je ne vais pas à l'étal spécialisé de ce magasin pour me faire des plans " drague ". J'ai d'autres coins pour ça. Donc, je reprends : j'ai découvert un DVD distribué par la société " Optimale " qui nous inonde habituellement d'une production essentiellement américaine, initialement destinée à nos amis LGBT d'Outre-Atlantique, puis reprise et sous-titrée en langue française, pour la clientèle gay de notre doux et cher pays, si tolérant, si ouvert (bon, là, ça suffit).
Les films disponibles qui visent un créneau pour le moins étroit, ont généralement, des réalisateurs, si ce n'est " underground ", disons peu connus et encore moins reconnus, des scénarios indigents et des acteurs qui ne brillent pas par leur jeu de scène. Toutefois, cette production à l'érotisme très soft, jamais pornographique, a le mérite d'exister, d'arracher parfois une larme aux midinettes (dont je suis) lorsque l'histoire est " belle et triste ", enfin, de laisser croire aux LGBT qu'il existe un monde heureux où les gays, entourés de gays, s'aiment entre gays. " I had a dream ! "
Et bien, au milieu du catalogue " Optimale " que je juge assez pauvret, j'ai trouvé une perle ! Il s'agit d'un film, dénommé " Ciao ", réalisé par Yen Tan, co-écrit par ce monsieur et l'un des deux acteurs principaux, Alessandro Calza. Le film met en scène ce dernier, en compagnie d'un excellent partenaire, Adam Neal Smith. Pour faire comme les animateurs télévisuels cocaïnomanes, le pitch est comme suit.
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L'histoire se passe à Dallas, Texas (USA). Jeff est amoureux de Mark qui, lui, considère Jeff comme son meilleur ami. Mark meurt subitement dans un accident de la route. Jeff doit faire face et aide les parents de Mark à déménager la maison de celui-ci. Jeff ne peut s'empêcher d'allumer l'ordinateur de Mark et de parcourir ses centaines de courriels. Il découvre que Mark avait un contact très privilégié avec Andrea, un correspondant italien. Mark et Andrea avaient même prévu de se rencontrer très prochainement à Dallas. Jeff est désolé d'annoncer à Andrea la mort de leur ami Mark. Leur premier élan est, bien sûr, d'annuler le voyage d'Andrea, mais celui-ci doit, de toute façon, se rendre à New-York pour ses affaires, et manifeste le souhait de venir malgré tout à Dallas, idée à laquelle Jeff n'est pas insensible... Les deux hommes se rencontrent pour parler de Mark. Et... Et... Je ne vais pas vous dévoiler la suite.
Ce film est très touchant car d'une très grande finesse et d'une grande intelligence. L'écriture est remarquable pour un petit label et compte-tenu de mes remarques introductives. Les acteurs sont, non seulement sexy, mais ont un jeu subtil et campent parfaitement leurs personnages. N'espérez pas de scènes torrides. Il n'y en a aucune, pas plus qu'il n'y a d'action. Le film est le développé psychologique de deux hommes, bouleversés par la mort de celui qu'ils ont aimé. L'âme des pédés, en tout cas telle que je me la figure, est fidèlement traduite, tant en émotion que dans les ressorts de l'histoire. La dissymétrie des sentiments est dépeinte avec sobriété, justesse et gravité. C'est un peu triste... mais la fin est la seule possible et laisse le spectateur apporter sa propre conclusion et, peut-être, ses propres espoirs.
Je vous recommande chaleureusement " Ciao ! " qui rejoint mon Panthéon de films gay avec, bien sûr, " Brokeback Mountain " ou " My Beautiful Laundrette " ou, encore, le moins célèbre, " Beautiful Thing " de Hettie MacDonald, une petite merveille comme " Ciao ! "
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18/12/2010Et toujours la loi du désir !Fidèle en amour, constant dans ses attirances, tel est Hot-and-Smooth, le gentil pédé qui aime les gentils pédés ! Mon désir, il va vers toi, Xavier... Peux-tu l'imaginer, Xavier ? Toi qui fais ma fierté depuis que tu es redevenu Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, le 15 novembre dernier. Toi qui mets mes sens en émoi et fais vaciller ma raison.
Ah ! Xavier ! Si tu savais ! Si tu connaissais le désir qui m'anime. Déchirer tes vêtements, arracher ton slip kangourou avec mes dents, te retourner et... Et mettre le feu à ton gros boule pendant des heures, Xavier... Pendant des heures, limer ton boule, Xavier... Alors, à toi, mon gros nounours sexy ! Lis ces paroles car elles sont pour toi et réponds-moi !
Junior Caldera featuring Sophie Ellis-Bextor - Can't fight this feeling - 2010
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No I just can't fight this feeling
We should be lovers. We should be lovers
No I just can't fight this feeling
We should be lovers. We should be lovers
Standing in a crowded room
But all I see is you
Like a spotlight follows where you are
Do you know I never want to leave your side
Desire swallows up my pride
I can't say no, I want you,
So I've got to see this through
'Cos I just can't fight this feeling
We should be lovers. We should be lovers
No I just can't fight this feeling
We should be lovers. We should be lovers
Now I just can't fight this feeling
My head is spinning. I think it's winning
Now I just can't fight this feeling
And it's beating me down
Falling on you took a moment
Your kiss charged my heart
Just a touch could never be enough
Do you I know I'm overboard and can't be saved?
I pray the night time makes me brave
I have to show I want you
So I've got to get to you
'Cos I just can't fight this feeling
We should be lovers. We should be lovers
No I just can't fight this feeling
We should be lovers. We should be lovers
Now I just can't fight this feeling
My head is spinning. I think it's winning
Now I just can't fight this feeling
And it's beating me down
Why don't you, why don't you,
Why don't you come to me?
Why don't you, why don't you
Why don't you come to me? 12/12/2010Amour : mode d'emploi - 1Si vous avez des doutes sur l'Amour, référez-vous aux principes de base !
(1) Quiconque pose ou se pose des questions sur l'Amour, ne l'a sans doute pas vécu.
(2) Quiconque a vécu l'Amour, ne pose ou ne se pose plus de questions à ce sujet. 11/12/2010Trash public TV!Et j'allume ma télé...
On est samedi soir. Je zappe et sur quoi est-ce que je tombe ? " Les Années Bonheur " - un titre qui ne s'invente pas - émission animée par Patrick Sébastien. La connerie grasse et lourde incarnée !
Quand je pense que je suis obligé de payer une redevance audiovisuelle pour " bénéficier " des chaînes de France Télévision ! Et pour voir quoi (même brièvement) ? Un bateleur foireux, vulgaire et populiste. Content de lui-même avec ça ! N'est-ce pas ce zozo qui a déclaré, en substance, sa fierté d'emmerder les intellectuels ? Bel exemple pour le service public qui, assurément, montre sa différence par rapport aux télés privées ! Le degré zéro de la culture servi à du temps de cerveau disponible !
Et quel est l'invité politique du pitre aux chansons inoubliables - je vous laisse le soin de retrouver les meilleurs titres ? Jean-Luc Mélenchon ? Marine Le Pen ? On s'attend au pire !
Et j'éteins ma télé... 09/12/2010Tempête de neige et crise de nerfs !Région parisienne - 8 décembre 2010 - Une date à couvrir d'un épais manteau blanc !
Hier, il m'a fallu quatre heures trente pour effectuer le trajet de vingt-cingt kilomètres entre mon taff et mon douillet domicile (conjugal). C'est mon record personnel de temps perdu dans les embouteillages ! Champion du monde. Résultat : un homme au bord de la crise de nerfs...
Neige collante sur la route, tombée pendant cinq heures sur l'Île-de-France, transformée en une boue verglaçante à la tombée du jour. Camions en travers de la chaussée ou à l'arrêt. Circulation quasi-figée dans les rues de Paris, immobilisée sur les axes majeurs de la région capitale. La galère...
Mais qu'a fait la police ? L'inénarrable Brice a affirmé devant les caméras de télévision qu'il n'y avait pas eu de " pagaille "... Et bien, il n'y avait qu'à faire le tour de la place Beauvau pour le contredire... Quelle communication pitoyable ! On espère qu'il n'aura jamais à affronter une crise majeure !
Sur le fond, pourquoi faire comme le Ministre de l'Intérieur et s'enfouir la tête sous le sable (plus exactement sous la neige dans le cas d'espèce) ? Car une chute de dix centimètres de neige en une unique occurrence est une réelle vulnérabilité dans l'organisation de trépidante de la vie professionnelle et personnelle des Franciliens !
Serait-il raisonnable d'investir dans des tonnes de sable ou de sel supplémentaires ? Je crois qu'il en est déjà prévu des réserves conséquentes. Acheter une armada de chasse-neige ? Ca serait bien inconséquent de la part de l'Etat et de la collectivité régionale en ces temps de déficits et dettes abyssaux. D'autant que saler ou sabler au bon moment est un véritable défi lancé aux DDE qui doivent respecter " pile-poil " les bonnes conditions de température, humidité ou pression.
Et tout ça au milieu d'une foule impatiente et indisciplinée d'automobilistes qui ne veulent consentir aucun effort pour doter leurs véhicules des équipements ad hoc. On les comprend car... tout le monde le sait : il ne neige (presque) jamais à Paris !
Jour de neige ! Souvenir de neige ! Entre deux glissades et sutout des heures d'immobilité, je me suis souvenu de cette citation de William (Shakespeare) : " Que devient le blanc quand la neige a fondu ? " 07/12/2010Délire de transparenceDans l'affaire du " Cablegate " ou révélation par WikiLeaks de télégrammes de la diplomatie américaine, il convient avant tout d'insister sur la gravité des faits !
Répondons d'emblée aux détracteurs habituels des Etats-Unis, toujours aussi prompts à soupçonner l'administration de ce pays des pires turpitudes qu'à excuser les chevaliers blancs de l'information, censés éclairer les peuples. Sous prétexte donc que les diplomates, aux Etats-Unis ou ailleurs, exerceraient une activité sur laquelle un jugement moral nuancé peut être porté, il deviendrait licite de tout dévoiler à la connaissance du grand public ? Quel irresponsabilité !
Certes, en droit, quiconque vient à connaître des faits délictueux ou criminels, à l'extérieur, comme à l'intérieur d'une entreprise ou d'une administration, se doit de les dénoncer, mais ceci n'a strictement rien à voir avoir notre affaire de fuites sur WikiLeaks ! L'activité diplomatique de l'Amérique ne peut, en aucune façon, être assimilée à une entreprise illégale, ni même la politique militaire de cette nation. Je vous rappelle que l'on parle encore de la première démocratie mondiale et ce, que l'on apprécie ou non l'intervention des Etats-Unis en Irak.
Le sujet est bel et bien le vol et la divulgation de documents dont bon nombre sont classifiés de défense. Que le support soit matériel (papier) ou immatériel (données numériques), des documents, propriété de l'administration des Etats-Unis, ont été transférés, sans autorisation de l'état américain, sur les serveurs informatiques d'une entité privée, WikiLeaks, puis de journaux internationaux, sur lesquels ils n'avaient et n'ont rien à faire. De plus, fait aggravant, ces transferts ont été faits, non pas du web, mais à partir de réseaux privés, sécurisés et confidentiels d'où les informations ont été extraites.
On pourrait donc invoquer le vol par l'auteur de la fuite et le recel de vol par les cinq journaux internationaux qui ont fait le choix peu scrupuleux d'y donner suite. Ceci ne sera, toutefois, certainement pas retenu car il y a beaucoup plus grave et le soldat suspecté d'être à l'origine de l'affire ne sera pas inquiété à ce titre. Ce jeune crétin qui, au passage, est dans le rang le plus subalterne et n'a pas à juger ni de la légitimité, ni du bien fondé des activités de la diplomatie de son pays, sera, sûrement et à juste titre, mis en cause pour compromission, voire pour trahison. Et çà, c'est d'un tout autre tonneau !
En effet, que WikiLeaks révèle ce que les diplomates américains pensent de Berlusconi, un satyre incompétent, ou de Sarkozy, un colérique autoritaire, c'est juste digne de " Point de Vue - Images du Monde ". Ca n'a aucune importance car tout le monde le sait et tout le monde s'en fout !
Que WikiLeaks raconte que Monsieur X, ressortissant d'un pays en guerre ou d'un pays pas très démocratique, est en relation avec l'armée ou l'ambassade des Etats-Unis, présents sur son sol, on franchit alors un stade de gravité et on peut redouter pour la santé à venir de Monsieur X. Celui-ci n'a pourtant peut-être rien fait de mal que de délivrer, à bon escient, quelques renseignements en faveur de la paix ou de la démocratie. Certains, plus cyniques pourront aussi dire que c'est le problème de Monsieur X et que, s'il a des ennuis, il les aura cherchés.
Mais, que WikiLeaks commence à dresser la liste des sites sensibles dans le monde entier pour en publier les adresses, il y a vraiment de quoi frémir car on atteint, là, le stade inacceptable de la démarche graduelle et coupable de ce site. Imaginez que WikiLeaks diffuse des informations comme " la représentation diplomatique française au Yemen est dans tel bâtiment et le code de la porte est le suivant " ou encore " la centrale nucléaire Y ou l'usine chimique Z présentent telles vulnérabilités... " Nous pouvons tous comprendre et entrevoir ce que des terroristes pourraient faire de ces renseignements ! Et bien, ceci figure, au jour de rédaction du présent texte, parmi les projets de WikiLeaks...
Alors, oui, bien sûr, il y a des secrets d'états. Non, en aucune façon, les états n'ont à se justifier d'en détenir et de les protéger. Oui, il en va de la défense nationale et de la sécurité de tous les citoyens. Car quelle serait la prochaine prochaine étape dans la montée en puissance irresponsable de M. Assange et des journalistes qui lui servent de couverture ? Donner les codes de tous les arsenaux mondiaux ? Publier les plans actualisés de la bombe A et de la bombe H ?
Du délire de la transparence au chaos du monde, il n'y a décidemment qu'un pas ou, plus exactement, qu'un téléchargement de fichiers ! 05/12/2010Brèves considérations politiques - 3Sauf erreur de ma part, une fraction importante des infos dispensées sur WikiLeaks est issue de vols comme dans le cas des documents du Pentagone. Dans ce cas, c'est un gamin irresponsable de 23 ans, le soldat Bradley Manning, qui serait à l'origine de la fuite. Ce crétin, ainsi que Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks et les journalistes internationaux complices des divulgations ont ou auront probablement la mort de soldats américains et de leurs informateurs dans la guerre d'Afghanistan sur la conscience. Belle action !
Par ailleurs, connaissez-vous le sens du mot " loyauté " ? Que l'on travaille dans une société privée, dans une entreprise publique ou, encore, dans une administration, on se doit de ne pas cracher dans la soupe et d'observer une certaine fidélité à son employeur. Que l'on soit mécontent des agissements de sa boîte, que l'on trouve ceux-ci en contradiction avec ses propres valeurs, soit ! C'est tout à fait possible. Dans ce cas, c'est très simple : on rédige et on envoie à son employeur une lettre de démission ! Il est vrai qu'il faut avoir un peu de courage pour cela et quelques valeurs aussi !
Enfin, sans entrer dans les détails d'une question philosophique fondamentale, aimeriez-vous avoir des caméras dans votre bureau pour espionner votre business, dans votre salon pour surveiller vos amis et dans votre chambre à coucher, pour connaître vos relations intimes ? Ca ne vous rappelle " Nineteen Eighty-Four ", le plus célèbre roman de George Orwell ? La transparence doit aussi avoir quelques limites que l'on soit un dirigeant ou un simple citoyen ! 04/12/2010Philo - 1Les humains ont forgé leur vie et leur environnement avec un certain bonheur - je dois dire - tant la nature a été remarquablement maîtrisée et les progrès accomplis ont été considérables, en majeure partie grâce à l'essor impressionnant de la science.
Je ne crois ni au destin, ni en Dieu ; en revanche, je crois tout à fait à la science et, surtout, en l'homme. Je crois aussi que si l'on reste figé dans une opposition à la modernité, on se ringardise et - si j'ose ce néologisme - on s'inutilise à vitesse grand V. En ce sens, je pense préférable de suivre le mouvement... Mais, bien sûr, pour moi, chacun doit être libre de ses choix.
Tout le fantastique progrès accompli, on le doit aux hommes et uniquement à eux, en tout cas, à ceux qui ont bossé, imaginé, inventé, osé et créé. Mais, ceux-là qui n'ont pas cru au destin et ont forgé nos sociétés modernes, n'ont pas toujours affiché le sourire de la Joconde (bien que le créateur de cette dernière ait fait partie de cette catégorie d'humains remarquables)...
En effet, dans le même temps, ils se heurtaient à des opposants qui prétendaient qu'il ne fallait rien faire, rien imaginer, rien oser, rien réformer, que le système allait s'écrouler, qu'on allait tous mourir ! Bref un interminable lamento défaitiste, misérabiliste, passéiste, conservateur, avec comme seule ambition... le retour aux cavernes à cultiver des pissenlits et faire sécher du linge au vent (quel programme enthousiasmant !). Comme vous pouvez le constater, aujourd'hui, ça n'a pas changé et toujours ce même refrain : " c'était tellement mieux avant... "
Et toujours, cette même frilosité, cette même absence de confiance de l'homme en l'homme, ce même manque de courage, cette incapacité à prendre des responsabilités et, encore moins, ses responsabilités. Dans le monde actuel, c'est ce que l'on nomme le " principe de précaution ".
Et bien non ! Malgré tous les obscurantismes, les oppositions stériles à la science, au mouvement ou aux réformes, les hommes, épris de liberté, réinventent sans cesse le monde et redessinent la société, aujourd'hui comme hier. Ils se retroussent les manches et s'activent à leur ouvrage, prennent leurs responsabilités et agissent pour tous (même pour les atrabilaires qui n'y croient pas). Citons, notamment, le chercheur dans son labo, l'entrepreneur dans son usine, l'artisan dans son atelier, l'écrivain à son bureau ou l'artiste sur sa scène...
Ainsi, j'ai bon espoir - l'histoire semble me donner raison - d'une marche, semée d'embûches, mais continue, vers le progrès et, indissociablement reliée, toujours plus de liberté pour chacun ! 30/11/2010Brèves considérations politiques - 2J'en viens à la notion de dictature, évoquée récemment sur un forum de ce site. Pour être concret et succinct, il s'agit de la privation, organisée par l'état, de la liberté des citoyens, en particulier de leur droit à s'exprimer. Soyons sérieux ! Même avec le " nainsident " (j'aime bien cette expression que je rends à son auteur JBF63), on est loin d'être en dictature. Il n'y a, pour le prouver, qu'à considérer ce que N. Sarkozy se prend régulièrement dans la tête (souvent à juste titre). Les autres états fonctionnant sur le mode occidental ne sont pas, non plus, objectivement, des dictatures.
Une économie dictatoriale est, à mon sens, totalement étatisée et planifiée, comme pouvait l'être le régime de feu l'URSS ou l'est encore, exemple extrême, la Corée du Nord. C'est tout le contraire d'une économie de marché, libre, comme celle des démocraties occidentales. Au passage, la France a, bien sûr, une économie libérale, mais le poids de l'état est très fort : 25% des emplois relèvent de la fonction publique ; le Code du Travail fournit un cadre strict et contraignant ; l'état participe a de nombreuses sociétés et est largement présent dans l'économie qu'il influence fortement. Ce que j'écris là est strictement factuel. On est très éloigné en France du libéralisme anglo-saxon.
Si, en France comme dans le monde occidental, les électeurs votent majoritairement pour des formations modérées de droite ou de gauche et les amènent au second tour, c'est sans doute qu'ils n'ont aucune envie d'aventuriers extrémistes tels que - exemples non exhaustifs - Le Pen ou, de l'autre côté, Mélenchon. Il faut donc respecter la volonté (sage en l'occurrence) des électeurs !
Je crois que c'est quand même une chance immense de vivre dans ce pays. Bien sûr que tout ne va pas bien, mais c'est comme un verre à moitié plein et à moitié vide, on ne peut pas se limiter à ça. Il y a aussi, en France, des entrepreneurs, des créateurs, des gens dynamiques de notoriété internationale. Même si, vu de mon cas personnel de pédé, je me plains souvent de l'hétéronorme imposée par la société, celle-ci, avec ses limites, reste empreinte de la liberté d'esprit de Voltaire. 28/11/2010Alternative aux anti-dépresseursC'est une chaîne de boutiques qui s'appelle " L'Atelier du Chocolat Bayonne "...
Cette " success story " artisanale a commencé en 1950 lorsque Joseph Andrieu s'est installé à Bayonne pour y créer une entreprise de pâtisseries, chocolaterie, glacier et traiteur. La SARL Andrieu naît en 1982 sous la direction de Serge Andrieu, son fils. La croissance continue : quelques années plus tard, une quatrième pâtisserie-chocolaterie est ouverte à Anglet. L'année 1995 représente un tournant pour la SARL Andrieu : le concept de " L'Atelier du Chocolat " est créé. Aujourd'hui, l'entreprise compte environ 140 salariés. Les chocolats sont fabriqués dans 40 ateliers en France dont deux franchises à Nîmes et Montpellier.
Moi, la boutique où je cours, dès que je peux, est au 45, rue de Montorgueil, Paris 2è. Il y a trois autres boutiques dans Paris (Saint-Antoine, Montparnasse et Saint-Lazare) et plusieurs autres en province (surtout dans le sud-ouest de la France).
Leurs chocolats sont divins, anxiolytiques et, selon certains, aphrodisiaques ! Je vous conseille une consommation sans limite, ainsi qu'une visite de leur site (boutique en ligne également). Sans excès de publicité, cette entreprise audacieuse mérite des encouragements !
Mmmmmmmmiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaammmmmmm ! 19/11/2010Schémas bourgeois – 1 – La vie de famillePlus j’y pense, plus je me dis que je suis parfaitement intégré à l’organisation traditionnelle de la société française hétéro-normée. Jugez plutôt…
– J’ai un mari. A tout seigneur, tout honneur, je commence par lui, car il s’agit bien du même homme que j’aime et je révère depuis quinze ans – Hou, hou ! Coucou, chéri ! – Toi, je t’adore comme au premier jour. Nous faisons chambre à part et n’avons quasiment plus de relations sexuelles. C’est classique parmi les vieux couples, mais la tendresse demeure bien présente.
– J’ai des amants. Ce sont mes fucking-buddies – Hello ! Buddies ! – Je prends le plus grand soin à entretenir une entente cordiale avec eux, même si ce ne sont pas des amis au sens noble du terme. Comme je suis ouvert d’esprit et politiquement correct, j’ai actuellement, dans mon petit cheptel, un body-builder légèrement sur le retour (ce qui me permet de couvrir, à la fois, la catégorie « Musclor » et la catégorie « hommes mûrs » – malin, n’est-ce pas ?), un jeune homme poilu et provincial, partageant avec moi, certains trips SM, et un Marocain bisexuel, très viril (ça, vous l’aurez compris, c’est pour l’ouverture sur la diversité et le monde hétérosexuel… et aussi parce qu’il me fait beaucoup de bien, cet homme).
A une époque, un officier de police est passé, aussi discrètement que brièvement, dans ma vie. J’ai également dragué, sans beaucoup de succès – je dois bien l’avouer – un militaire croisé sur un champ de bataille (en fait, plutôt sur le Net). Ajoutons à ça que, des mecs qui ont un comportement de cow-boy, on en trouve en veux-tu, en voilà… Donc, je résume. Avec mon Marocain qui travaille sur des chantiers (non, ça ce n’est pas vrai, mais il faut bien en rajouter un peu), le flic, le bidasse, le cow-boy, allez – ça ne vous rappelle rien ? – il ne me manque plus qu’un Indien pour compléter la collection. D’ailleurs, si un Indien, au sens de peau-rouge, viens à lire ce blog ou si vous en connaissez un (pas un Indien de l’Inde : je n’ai rien contre eux, mais j’ai besoin de cohérence), qu’il n’hésite pas à se signaler. Cela ajoutera encore plus d’harmonie à mes fucking-buddies, donc à ma vie !
– Enfin, je vais au bordel comme tout homme qui se doit de tenir son rang dans son milieu social. C’est une faune riche et variée que l’on côtoie dans ce type d’établissements : des juristes, des politiciens, des princes en exil, des hommes de lettres et, même, des hommes de l’art et quel art ! L’homme au bordel honore une tradition de notre beau pays, depuis le Grand Siècle et même bien avant. Et puis, lisez aussi « Splendeurs et misères des courtisanes » d’Honoré de Balzac ou voyez le magnifique film « Belle de jour » de Luis Buñuel. Il paraît qu’à l’époque de Feydeau et de Courteline, il y avait un bordel parisien, dans le 2è arrondissement, au 32, rue Blondel, dénommé « Aux Belles Poules ». Moi, c’est plutôt aux coqs que j’aime plumer le cul. Messieurs, Messieurs, Cocorico !
Et voilà ! Un parfait exemple d’assimilation réussie ! Le mimétisme du pédé dans l’ordre social bourgeois. Et si vous voulez bien tenir compte de la bonne, de belle maman (oui, la mère de mon mari) et du caniche de la voisine, nous voici en plein vaudeville. Que le rideau se lève ! 15/11/2010Petit poème, rien que pour vous, amis lecteurs..." Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Deux queues prises dans le cul, un mec à enculer,
Et me voilà déjà, ce soir, rassasié !
Et oui, on versifie, au retour du bordel,
Quadra déjà usé, par tant d'années passées... "
Reconnaissance à Pierre Corneille et à son cidre - pardon, son Cid (j'ai un peu bu) - pour le début. La suite sera uniquement sur commande et à un prix modique pour les amateurs.
En vous remerciant... 14/11/2010Une fille de l'airChanson interprétée par Marion Cotillard dans le film " Les Jolies Choses " de Gilles Paquet-Brenner (adapté du roman éponyme de Virginie Despentes) - 2001
[J'adore Marion Cotillard quand elle évite de dire trop de conneries.]
Moi j'étais la fille de l'air,
Tu étais la fille de joie
Demoiselle qui savait y faire
Je ne t'aime pas
Je te vomis et j'en suis fière
Toi, la chienne à six pieds sous terre
T'as beau gémir, je ne t'aime pas
Dans le palais des filles de l'air
On refuse toutes les filles comme toi
Les jolies choses, faudra t'y faire
Dans ta tombe, elles n'existent pas
Ces jolies choses des filles sans voix
Quand on y touche, on brûle ses doigts
Elles sont sur toi et t'en rêves
Elles sont devant moi et j'en crève
Dis moi est-ce que c'est mieux en bas ?
En bas j'ai retrouvé le père
En bas j'ai retrouvé la mère
On est tous rongés par les vers
Je ne t'aime pas
T'as réussi et t'en es fière
Maintenant t'as l'occasion d'te taire
Tu peux partir
Je ne t'aime pas
Dans les tombeaux des filles de joie
On rigole bien des filles comme toi
Des jolies choses nous on les danse
Et nos jours gris valent bien tes transes
Les jolies choses des filles comme moi
Quand on les touche, on brûle ses doigts
Elles sont sur moi et j'en rêve
Elles sont devant toi et t'en crèves
Mais toi, c'est moi
Mais toi, c'est moi
Les jolies choses c'était nous deux
Tout c'qu'on a fait c'était pour eux
Alors les monstres qu'on les crève
Sous la merde y'avait nos rêves
Je mettrai de l'or dans nos yeux
Pour qu'on n'ait plus jamais peur d'eux
Leurs jolies choses, c'est la mort
Nous on va rester en dehors
Maintenant Lucie dort
Maintenant Lucie dort NevermorePaul Verlaine - Poèmes saturniens / Melancholia II - 1866
Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L’automne
Faisait voler la grive à travers l’air atone,
Et le soleil dardait un rayon monotone
Sur le bois jaunissant où la bise détonne.
Nous étions seul à seule et marchions en rêvant,
Elle et moi, les cheveux et la pensée au vent.
Soudain, tournant vers moi son regard émouvant :
« Quel fut ton plus beau jour ? » fit sa voix d’or vivant,
Sa voix douce et sonore, au frais timbre angélique.
Un sourire discret lui donna la réplique,
Et je baisai sa main blanche, dévotement.
— Ah ! les premières fleurs, qu’elles sont parfumées !
Et qu’il bruit avec un murmure charmant
Le premier oui qui sort de lèvres bien-aimées ! 13/11/2010Elan mystique ?Non ! Vraiment non ! Je ne traîne pas en permanence dans les backrooms moites et obscures comme pourrait le laisser penser le contenu de mon blog...
Il m'arrive même de passer de longues après-midi, méditatif, contemplatif, agenouillé sur un prie-dieu. Bon, faut pas pousser ! Là, je déconne complètement. Mais, quand même ! La vie est contrastée et, ça, c'est in-du-bi-table... 07/11/2010Question de principe" J'aime les gentils pédés ! " Oui, oui... Vous avez bien lu ! J'aime les gentils pédés. C'est même la bannière de mon blog. Vous pensez bien que je n'ai pas choisi ce slogan par hasard puisque j'ai souhaité qu'il me résume et explique succinctement ma présence sur ce lieu électronique virtuel.
Je fais plus qu'apprécier les gentils pédés car j'aime tous les pédés (sauf peut-être, occasionnellement, ceux qui m'agressent, mais ils sont rarissimes). Croyez-moi : c'est le sens principal de mon discours ! Et cela dépasse largement la déclaration d'intention gratuite ou naïve, démagogique même, diraient certains, car " J'aime les pédés " forme, à mon sens, le plus militant des messages. Permettez-moi de vous expliquer.
La plupart d'entre nous ont, à un moment de leur vie, été victimes de l'homophobie, dans une période plus ou moins étendue qui va de l'enfance, la petite enfance parfois, à l'adolescence et à l'état d'adulte jeune. Rares sont ceux qui ont échappé à la raillerie, à la mise à l'écart, plus ou moins prononcée, voire à la discrimination. Beaucoup de pédés portent cette blessure en eux, même si le goût de la vie prend généralement le dessus et que, bon an, mal an, on arrive à s'en sortir, paraît-il... Du coup, chacun de nous est a priori bien placé pour saisir ce que le terme " discrimination " signifie.
Et si nous étions les seuls à vivre des injustices ? Nous porterions ce poids pour l'humanité et l'on pourrait se consoler que les autres, les gens " normaux ", vivent dans la sérénité. En fait, nous savons bien qu'il n'en est rien ! Les discriminations en tout genre gangrènent notre société et, sans doute, toutes les sociétés humaines modernes. Nous connaissons, tous, ces fléaux qui s'expriment en France, dans les autres états occidentaux et, généralement, dans les nations du monde : misogynie, racisme, antisémitisme (depuis l'apparition même de la religion juive), islamophobie (en plein essor en Occident, comme si le choc des civilisations pouvait conduire l'humanité à autre chose qu'à sa perte), jeunisme, âgisme ou toute autre forme de mépris envers une catégorie, souvent artificiellement créée (la notion de race est infondée scientifiquement), et plus ou moins représentée. L'homophobie, bien sûr aussi ! Comment pourrait-on l'oublier sur ce réseau ?
Toutes ces haines irrationnelles, relayées parfois par des partis politiques aux idées fétides et, même, certains intellectuels, journalistes ou politiciens, réputés respectables, oeuvrant dans leurs institutions respectives, ayant pignon sur rue, sont inacceptables quand elles émanent du vaste ensemble des hétérosexuels et des sociétés hétéronormées qu'ils ont engendrées. Ces attitudes, ces propos scandaleux, visant à l'exclusion de tel ou tel groupe, le sont tout autant lorqu'ils proviennent de certains homosexuels et, pour la raison que j'ai indiquée plus haut, pour cette expérience en propre de la discrimination, sont d'autant plus incompréhensibles.
Hélas ! Il existe des gays (je l'espère et j'en suis sûr, en faible nombre) qui n'hésitent pas à exhiber leur haine des autres. Cela peut être la haine des étrangers, des immigrés, rejoignant alors le schéma simpliste et dévastateur de la recherche de boucs émissaires ; cela peut être aussi la haine de sous-groupes, situés parmi les homos eux-mêmes. Ceux qui, souvent, s'estiment brimés ou rejetés en raison de leur orientation sexuelle vont alors s'en prendre, sans la moindre raison objective, aux plus efféminés d'entre nous, que l'on nomme encore, y compris dans la communauté gay, des " folles ". Il peut en être ainsi de toute sous-catégorité de l'univers homo, de ceux qui, par exemple, ont un fétiche particulier. On a bien vite fait de pâtir de discriminations dès lors que l'on est considéré comme " bizarre ". Et il faut bien constater que les " folles " sont, le plus souvent, victimes de l'exclusion au sein même de l'exclusion, du racisme des hétéros, comme du racisme de quelques pédés envers elles.
Et bien, je veux le clamer : pour moi, c'est insupportable ! Je ne sais pas positionner le curseur de la virilité. Je ne sais pas et ne veux pas dire jusqu'où la " folle attitude " est acceptable ou non, si elle cause ou non du tort à la communauté. Sur ce dernier point, ce n'est d'ailleurs, à mon avis, pas du tout le cas : les hétéros homophobes l'étant envers l'ensemble des gays et, a contrario, les personnes tolérantes, acceptant tous les homos. Je n'ai aucune envie de sérier, de catégoriser, d'attribuer un label viril à certains pédés plus qu'à d'autres, les rendant " corrects " à l'égard d'une société réductrice qu'aucun homo, sans exception, n'a intérêt à encourager, encore et toujours, dans la voie de la normation. je n'ai aucune gêne à participer à une Gay Pride où s'affiche la diversité joyeuse et tolérante de l'univers qui est le mien, celui des pédés. Drags queens et machos en cuir y ont tout autant leur place que Monsieur (ou Madame) tout le monde, la grande majorité sûrement, qui ne présente aucune marque de fabrique particulière, à l'exception de cette petite caractéristique : être gay.
Alors le racisme, l'homophobie ou toute autre phobie s'opposent à l'universalisme. Dès lors que l'on commence à décrier toute sous-partie de la communauté des gays , les " folles ", ces garçons trop féminins pour certains, dans l'exemple particulier que j'ai décrit, tout va mal ! Je pense aussi aux barebackers qui suscitent tant de polémiques mais qui sont aussi des humains et des pédés comme nous. On peut avoir des désaccords entre gays. On a, bien sûr, nos différences : d'origine, de religion, de statut social ou de philosophie de vie ! On peut se chamailler et même " s'engueuler " mais dans une société, dans un monde où l'homophobie récule bien trop faiblement, bien trop lentement, alors, ou bien on ne défend pas les pédés, ou bien on les défend tous. Ou bien, on n'aime pas les pédés, ou bien on les aime tous. C'est une question de principe ! 31/10/2010Soliloque...Bon voilà, ça se passe dans une backroom qui est le creuset où les passions s'exaltent. Non pas que je sois obsédé par les backrooms, mais c'est le lieu où l'on rencontre " l'âme " des pédés. L'âme, c'est une façon de parler parce que je ne suis pas religieux du tout, je ne crois pas en Dieu et je ne suis pas sûr de croire en l'âme non plus. Seulement voilà, ce site, il est nommé " Gay Attitude ". Moi, je préférerais " Pédés Attitude ", alors ça ne m'intéresse pas de parler des petits chats. Ce n'est pas la peine de me demander qui est " je " car je ne le sais pas et je ne veux pas le savoir. " Je " ne le dit pas, mais in petto :
« Je me sens très seul lorsque j’attends un partenaire qui ne vient pas assez vite. Je suis loin d’être un dieu grec et la plupart des autres gars non plus. Pourtant, je voudrais bien me trouver un mec et même plusieurs. Je voudrais exister plus, et plus fort, à travers lui, sentir que je vis, qu’il me reconnaisse, me trouve mignon et soit séduit par mon abord, ma conversation. Il n’y a pas que le sexe. Je sais aussi m’exprimer et faire des tas de choses que d’autres ne connaissent pas. Si quelqu’un pouvait s’en apercevoir, mais quelqu’un de bien, qui vaille la peine que je lui montre de quoi je suis capable au lit comme ailleurs…
Ah si seulement celui que j’ai repéré tout à l’heure pouvait me faire un signe, venir vers moi. Moi, je ne vais pas l’aborder : j’ai mon amour propre et, surtout, je ne veux pas avoir mal s’il me rejette. Mais, s’il venait et que l’on baise. A lui je pourrais me donner : jusqu’à quel point ? Jusqu’à être imprudent, peut-être ? Je deviens con, vraiment... Et puis, s’il m’embrassait, s’il me souriait ? J’aimerais tant faire une belle rencontre, le revoir peut-être, pouvoir me confier à lui, le caresser et lui de même, mais pas ici : chez moi ou chez lui. Avoir une belle nuit d’amour, peut-être même plusieurs. J’aimerais tant avoir un copain durable, mon mec.
Ah ! Il s’approche… Mais, il n’est pas si bien foutu que j’avais cru. Est-il assez bien pour moi ? Me mérite-t-il ? Allez, je vais faire un tour. Je déciderai plus tard… Ca y est, il s’éloigne ; il est parti. Mais pourquoi ne lui ai-je pas dit que j’avais envie de lui ? Vraiment, quel con je fais ! J’ai été trop exigeant. J’ai eu peur de la suite, sans doute... Mais, quelle suite? Maintenant, il n’est plus là. Vais-je enfin me trouver un mec ? Il faut que je baise ce soir. Le premier venu. C’est urgent. Capote ou pas, peu importe. La vie me fait chier. C’est trop dur. Je me sens si seul… » 28/10/2010Souvenirs... Souvenirs...Mon premier souvenir érotique est mon premier souvenir. Je ne sais pas quel âge j'avais, mais avec quelques recoupements sur qui m'a gardé quand j'étais tout bambino, je ne devais pas avoir plus de cinq ans, peut-être quatre.
Ca s'est passé chez une de mes nounous. Mes parents me déposaient chez elle et c'était bien commode car elle n'habitait pas loin. Cette dame - je crois qu'elle était d'origine italienne, je me souviens aussi que mes parents m'ont dit, bien plus tard, que son mari la battait... Cette dame, donc, avait des enfants - deux garçons, je crois...
A l'époque, elle me gardait durant la journée parce que - il me semble - je n'allais pas à l'école maternelle pour une raison qui m'échappe et qui devait être une invention débile de ma mère (du style : il y a des microbes ou il y a des petites filles ou, peut-être, les deux).
Les garçons de la nounou étaient déjà des ados alors que je n'avais que quatre ans. Je me souviens très distinctement, vraiment sans ambiguïté, d'une scène que j'ai vécue. Cette scène, je l'ai presque devant les yeux, tout juste rendue un peu plus opaque par la quarantaine d'années qui m'en sépare.
Un des fils de la nounou est devant moi. Il est torse nu, soit qu'il fait chaud, soit qu'il va enfiler un tee shirt. Il doit avoir 14, peut-être 16 ans. Je lève un peu le regard, par hasard... Je vois le triangle isocèle de poils chatains assez denses depuis son nombril jusqu'à son pantalon, tenu par une ceinture. Je ne me souviens plus de sa poitrine. A-t-il une pilosité déjà développée sur le torse ? Je ne sais plus...
Il n'y a que ce triangle de peau poilue en dessous de son nombril. J'éprouve une attraction pour ce garçon, d'autant qu'il parle haut, aussi fort qu'un homme... il m'impressionne. Je ne bouge pas. J'ai envie de lui. Je le sais déjà confusément...
Je ne possède aucun souvenir antérieur, d'aucune nature. Aucun autre souvenir de ma vie ne sera plus érotique que ce premier souvenir. Quelques années plus tard, j'ai su nommer ce désir, mon désir.  |
| Patrick, il est chaud, il est doux... C'est pour ça qu'on l'appelle hot-and-smooth ! Hot-and-smooth, il est tout sauf méchant. Ca, c'est à vie et c'est garanti ! L'homme idéal
Pour moi, le mâle idéal, c'est 90 à 95% de brute épaisse, de muscle, de poil, de sueur, une cataracte de testostérone et 5 à 10% de " girly attitude ". C'est le côté " girly " qui fait toute la différence et rend un homme idéal.
Eh ! C'est de l'humour ! L'homme idéal, c'est un gars " normalement " viril (pas plus, pas moins qu'un autre homme), gentil, qui a du coeur et qui est prêt à aimer. Peut-on faire plus simple ? Si vous vous reconnaissez, contactez-moi ! L'EXPOSITION TEMPORAIRE DE HOT-AND-SMOOTH - Les toiles de l'artiste haïtien, Jean-Michel Basquiat, au destin tragique et à la vie trop courte, ont été décrochées. Les peintures en fond de page du portrait et du journal sont à présent de Speedy Graphito / Olivier Rizzo.  |